Pharmacy and herbal lore were parts of the classical Dioscorides’ Greek common heritage and of the traditional african medicine
La Matière médicale de Dioscoride.
  • Auteur : Jacques Mugnier
  • Publication : agroservices.fr
  • Prix : 145 euros

Résumé

L'œuvre de Dioscoride est restée durant près de quinze siècles une des principales références en botanique médicale. Pedanius Dioscorides (1er siècle de notre ère) était un médecin grec originaire d'Anazarbus, en Cilicie, actuellement le sud de la Turquie. Vers l'an 70 il compila une liste de plantes médicinales, d’animaux et de minéraux et de leurs usages. L'œuvre, écrite en grec Περι υλης ιατρικης, est plus connue sous son nom latin De Materia Medica. Un fragment de manuscrit précoce, le Michigan Papyrus, laisse penser que l'œuvre originale de Dioscoride ne comportait pas d'illustrations. Les premières peintures du Materia medica sont présentées dans le Codex de Vienne, datant de 512 après J.C., couramment appelé Codex Aniciae Julianae, Codex Vindobonensis ou encore Codex Constantinopolitanus, et ensuite dans le Codex de Naples, connu sous le nom de Codex Neapolitanus, de la fin du 7e siècle,
Au 16e siècle l'intérêt pour l'œuvre maintenant bien ancienne de Dioscoride n'est pas épuisé. Au contraire et le retour aux sources de l'antiquité accompagnera un renouveau de la botanique. D'autre part, avec l'imprimerie, l'ouvrage sera largement diffusé, en de nombreuses langues (en français par Jean des Moulins, 1572, et Martin Matthée, 1559). Fuchs entreprend la publication en 1543 du New Kreüterbuch (le Nouvel Herbier), une « histoire des plantes médicinales », en puisant dans le Materia medica, œuvre inégalée à ses yeux.
Jacquin et Kollár entreprirent le projet de réunir les Codex Aniciæ Juliαnæ et Neαpolitαnus et firent reproduire plusieurs peintures. Les dessins furent gravés sur des plaques de cuivre, et plusieurs séries d'épreuves virent le jour. Puis, le projet fut abandonné pour des raisons inconnues. Ces épreuves anticipent ce qui n'allait devenir réalité qu'au 21e siècle avec cette publication des deux Codex enfin réunis. Les deux traductions françaises avec les dessins en couleurs de Jean des Moulins, et les commentaires et les dessins du Nouvel Herbier de Leonard Fuchs illustrent les peintures des deux Codex.